Le Cinéma des Détendus 🎬

cinéma

#223

Bon film pour passer le temps en compagnie de ma corbeille de linge.
J’ai un sentiment d’inachevé, je reste sur ma faim.
Okay, c’est un mélange de genre inédit pour moi, les deux acteurs principaux sont mignons mais le film est bien loin de figurer dans ma cinémathèque idéale.
Je me demande ce qui les a poussé à jouer dans ce film, puisque ce n’est pas le pognon. L’idée est rigolote mais encore ? Putain, comment a-t-il réussi à motiver Anne hathaway ?
Je comprends son arrivée en direct vod car il aurait fait un bide au cinéma, noyé au milieu des abondants pop-corn movies.


(Je suis #Shojin) #224

Colossal (2016)

J’ai trouvé ça divertissant, touchant parfois. Mais globalement ça manque comme tu dis de quelque chose. D’un vrai virage dans le sombre et les métaphores; l’alcoolisme, leur jeunesse, le chantage physique qu’elle subit, les violences homme/femme, le monstre intérieur, etc. Le tout est effleuré on dirait avec un début comique qui vire au gênant à la fin. Les dernières scènes plutôt tendues manquent d’intensité à mon goût.
Mais le plot principal, fantastique, est bien fichu. Le réalisateur a toujours de bonnes idées à ce propos.
J’ai bien aimé. C’est un 7.

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(Je suis #Shojin) #225

War for the Planet of the Apes (2017) ou La Planète des singes : Suprématie en France
C’est de la bonne, comme prévu.

On s’est refait les deux premiers de la nouvelle trilogie ce mois-ci :

Les origines (2011) reste mon préféré. Il est bien rythmé, la motion capture est top, on connaît enfin la genèse du processus de disparition de l’Homme. Les sentiments des singes sont bien retranscrits et ça fout des frissons de les voir singer des mots, ou carrément… parler. La dernière séquence est bien fichue aussi.

L’affrontement (2014) m’a laissé sur ma faim. Trop de scènes en forêt, un rythme moins soutenu, ou en tout cas un scénario qui s’essoufle vite. Les personnages humains ne sont pas très charismatiques, tous les sentiments sont donnés aux singes… Beaucoup (trop) de scènes d’action. Pas trop aimé.


Et donc, ce troisième et dernier (ou pas) épisode de cette saga : bien, mais.
D’emblée, je le classerais en 2ème position derrière Les origines.
Il fait le taf, très clairement. C’est le même réalisateur que le second (Matt Reeves, qui fera bientôt The Batman) mais cette fois-ci on sent qu’il y a plus d’inspiration.
La première scène est très bien fichue, avec une première joute militaire. Les décors sont très beaux. Certains plans sont superbes avec des singes toujours aussi bien modélisés.

Woody Harrelson en fait un peu trop à mon goût, et son script était pas des plus clairs. Avec un gars mi-fou mi-raisin. Ses motivations sont plutôt farfelues et on en vient à se demander comment plusieurs centaines de soldats daignent le suivre.

Sur la fin certaines scènes manquent de cohérence aussi. Et on évite pas le pathos déjà présent dans le deux et surtout les rebondissements assez téléphonés pour le coup.

Mais globalement c’est vraiment sur l’image que j’ai beaucoup aimé ce film. Très propre techniquement.
Et malgré certaines facilités dans le scénario, j’en retire une certaine satisfaction et je considère que ça termine bien la trilogie.


Sinon dernièrement la Warner a fait une restauration en blu-ray de Batman : Mask of the Phantasm (1993). Un meilleur grain d’image, haute résolution, passage du 4/3 au 16/9 et du DTS-HD. A côté de ça il y a des problèmes de flou sur certains dessins.

Un film lié (graphiquement) à la série des années 1990 qui a bercé ma jeunesse… et ce film je me souviens encore des frissons qu’il avait pu me procurer.

Très concrètement c’est LE style graphique que j’aimerais voir appliquer à Batman au cinéma (sombre, des jeux sur les ombres en permanence, des plans de caméra en plongé/contre-plongé pour accentuer la grandeur de la ville ou la grandeur de Batman vu par ses ennemis). C’est également le même style d’écriture que je recherche. Pour l’époque c’était velu.

Une fois le film revu, forcément les années passent et la nostalgie nous aveugle sur certaines choses. Mais il est bon, très bon même. Des meneurs de la pègre se font tuer par un étrange personnage. Tout Gotham pense qu’il s’agit de Batman et ce dernier se fait prendre à partie par la police. A côté de ça on suit une de ses romances.
A noter la présence du Joker, joué par Mark Hamill, et très charismatique. Un Joker que j’hésiterais pas à mettre en haut du panier.

A postériori le rythme est plutôt mou. Mais c’est rattrapé par le style graphique et la qualité d’animation.


#226

J’ai lu quelque part (sans avoir réussi à retrouver l’info) qu’Anne Hathaway avait même participé à la production du film, tant elle croyait au script. Jonathan Demme lui a fait regarder l’étonnant A Field In England (Ben Wheatley), film qui lui a donné envie de jouer dans un truc parfaitement unique, et elle a reçu le scénario de Colossal une semaine après. Voilà pour sa motivation principale. C’est d’autant plus courageux que le projet n’a effectivement pas un budget colossal, pour un film avec des gros monstres (15 millions de dollars). En tout cas, elle convient parfaitement au rôle, avec son côté très expressif.

Sinon je te trouve assez dur. Limiter ça à une idée rigolote ou à un popcorn movie (même si je ne sais pas si tu parlais du film ou de sa concurrence) est bien réducteur. Ce n’est pas que le mix d’une (caricature de) comédie romantique et d’un (pastiche de) film de kaiju. S’ajoute aussi, sur la fin, un thriller psychologique à la Misery (les transitions parfois brutales du rire à l’inquiétude voire à la gêne et inversement sont quelque chose que j’apprécie particulièrement). Et surtout, tout au long du film s’exprime aussi, à la manière d’un Get Out, une certaine critique sociale avec pour sujet ici, comme l’a dit @valsou, les monstres intérieurs, qu’il s’agisse de l’alcoolisme ou de la perversion narcissique (pour faire large hein, parce que c’est la pathologie à la mode) symbolisés par les monstres qui ravagent tout autour d’eux. On peut regretter en effet que ça n’aille pas assez loin, mais c’est une “petite” production, et le film ne dure pas 3 heures.

L’intrigue fantastique se révèle bien ficelée (même si Vigalondo aurait sûrement gagné à n’en pas expliquer l’origine, un peu fumeuse). Les alternances d’échelles sont saisissantes, pouvant donner l’impression d’un effet papillon instantané, et assez finement mises en scène (passages du personnage au monstre dans un même plan, séquence où Sudeikis piétine le bac à sable avec le fond sonore des conséquences en Corée, etc.).

Pour les points négatifs, à part le titre du film et les seconds rôles (le personnage de Joel…), rien ne m’a choqué.

Et puis de toute façon, je pardonne tout à un film qui “commence” avec Shake Sugaree d’Elizabeth Cotten :

Et le gros clin d’œil à son court-métrage 7:35 de la Mañana évoqué plus haut m’a amusé.

Bref, moi je lui prédis un futur succès d’estime à ce machin-là. Je pourrais le mettre dans ma cinémathèque idéale dans la mesure où il m’apparaît unique en son genre, le problème serait de savoir dans quel rayon le ranger…


#227

C’est exactement ça. Tu écris bien mieux que moi, le ressenti lorsqu’on sort de la séance. Je te rejoins sur toutes les qualités que tu as appréciées.
Je ne comparais pas à un Block buster, je disais juste qu’il ne fera pas tant de vues que çà en dehors du bouche à oreille ou de la curiosité de certains face à l’affiche.


(Je suis #Shojin) #228

Rayon Fantastique, sans hésiter. Pour moi le côté dramatique est pas assez développé pour le classer dans les Drame.


(Je suis #Shojin) #229


King Arthur : Legend of the Sword (2017)
Réalisé par Guy Ritchie
Avec Charlie Hunnam, Astrid Bergès-Frisbey et Jude Law

De l’action, une bande son rock (Led Zep), un montage aussi aiguisé qu’un couteau, des répliques qui claquent. Après le tapage habituel de bande-annonces commerciales quand on va au ciné (alors qu’on paie déjà son billet), celle-ci me donnait bien envie.

Et après avoir vu le film, j’ai envie d’une seule chose : l’oublier. Vite.
Pour moi c’est complètement raté. Guy Ritchie qui fait du Guy Ritchie avec des scènes vues et revues. Le coup de l’interrogatoire avec les flashbacks, le coup de la préparation d’un plan d’attaque avec des flashforwards, le coup du “et là tu vas me dire ça et moi je vais te répondre ça” avec le montage qui va bien. C’est le gimmick du réalisateur, je peux comprendre, mais des fois ça ne sert pas l’histoire.
En l’occurrence cette relecture du Roi Arthur est lambda et manque cruellement d’empathie envers les personnages. Aucune émotion pour Arthur joué par un Charlie Hunnam en petite forme. La mage jouée par Astrid Bergès-Frisbey a une voix très monocorde, fluette et a un terrible accent français quand elle parle anglais. Etant donné qu’il s’agit de personnages principaux, ça donne le ton sur rythme et la puissance donnée à l’oeuvre. C’est mou. Entre la première scène de bataille, et la dernière scène de bataille, c’est un gros vide à base de héros qui se recherche. Les répliques sont plates, les side-kick manquent d’épaisseur. La bande-son est pas à jeter, 2 ou 3 morceaux peuvent être sympa à l’écoute. Par contre on est loin de la BO “promise” par la BA à base de tubes rock psychédélique.
edit: et ça suinte de CGI tout du long; plus ou moins bien faits. Une orgie de modèles 3D et d’effets de particules.



Free Fire (2016)
Réalisé par Ben Wheatley
Avec Brie Larson, Cillian Murphy, Michael Smiley, Armie Hammer et un tas d’autres

Le dernier né de Wheatley. La bande-annonce m’avait bien aguiché aussi. Ca promettait un huis-clos caustique à base de fusillades et de répliques connes. Et c’est exactement ça.

L’histoire se déroule à la fin des 70s aux USA. Un groupe d’anglo-irlandais souhaite acheter des armes (on imagine qu’ils sont liés à l’IRA) à un vendeur austro-suisso-afrikaan magouilleur. Entre les deux il y a l’intermédiaire relax (Ord). Bref, tout ça pour dire qu’on a du beau monde dans un seul et même entrepôt, et que forcément, ça va dégénérer.

La première balle fuse, les premiers jurons, les premières moqueries. C’est juste hilarant de bout en bout. Un vrai plaisir à regarder, pas prise de tête. Le synopsis doit pas dépasser une feuille A4, mais tout est dans les personnages hauts en couleur qui sont tous très bien joués. Et si vous le regardez, tendez l’oreille aux petites répliques hors-champ disséminées pendant les fusillades.


(louiskanak) #230

Merci pour toutes tes revues Valsou, tu donnes envie de voir du film!


(louiskanak) #231

Je suis alle voir febrilement Dunkirk, febril Cisse, parceque j attendais langoureusement de regarder ca apres avoir bave sur les trailers. Je venere evidemment Nolan, et de savoir qu il allait filmer la guerre, ca ne pouvait qu exciter.
Les 30 premieres minutes m ont file des frissons, litteralement. D’entree la scene sur la plage, ce bombardement, mon dieu que c est splendide. Toute la photo et colorimetrie du film est a pleurer de beaute, beaucoup de plan-tableaux, des teintes bleues-verdatres-grisees, t as vraiment le sentiment d etre sur une plage de la Manche. La bande son est aussi quasi parfaite a mon sens, enfin dans le sens d un film de Nolan, une musique omnipresente mais qui apporte tellement de tension et d emotions sur certaines scenes. Puis le traitement de cette epopee peu connue de cette Guerre, la triangulaire air-terre-mer est aussi extremement bien claire et bien pensee. Enfin, a contrario de ce que j ai pu lire, sa facon de filmer les phases et combats aeriens, je la trouve superbe. Si vous regardez des videos enbarquees de l epoque, c est tres tres proche de la realite.

Ou malheureusement, le film perd tout ce qui aurait pu en faire un grand film, c est le traitement de ses personnages. On suit 3 roles principaux propres au triangle air-terre-mer (un jeune militaire anglais, un pilote et un plaisancier), et ensuite des seconds roles. le probleme est que les histoires secondaires sont totalement inutiles a l intrigue principale du film, et nous detachent de l interet a suivre les personnages principaux. On ne fait qu effleurer leur personnage et du coup c est rtes dur d eprouver une quelconque empathie. C est vraiment dommage, Tom Hardy est toujours fascinant a regarder, un des plus grands acteurs muets de sa generation, et ce jeune anglais qui s appelle Fionn Whitehead, ne merite pas ce prenom. Il ira loin ce petit. Ou par contre Nolan aurait du tout simplement effacer de son scenario, c est le capitain Kennett Branagh, tellement inutile, naze, a cote… une sorte de Jean Michel Aulas croise avec Capitaine Igloo et son second excessivement mauvais dans le propos et sa facon de jouer.
En sortant de la salle je me suis dit qu le film aurait du rester le plus muet et epure possible de ses personnages, on aurait eu un chef d oeuvre. La en l occurence, c est rate…


#232

Vu aussi le Dunkerque de Nolan, mercredi dernier, avec mon fils de 12 ans.

Je suis d’accord avec ton ressenti @louiskanak, donc je ne vais pas m’étendre plus sur ce film, d’autres ont également partagés leurs avis et avec beaucoup de talent.

Ce qui m’a fait le plus plaisir, c’est la réaction de mon fils pendant la séance et après la projection.
Il a été complétement immergé dans l’histoire et submergé par les émotions et il m’a dit en sortant : “Si c’est comme ça la guerre et ben je veux pas y aller”.

Quel soulagement pour un père d’entendre cela.
Nos gamins sont tellement bombardés d’images violentes, (informations, films, clips et jeux vidéos), qu’elles finissent par leurs sembler naturelles.
Cette prise de conscience que la guerre ce n’est pas un jeu, que les gens crèvent de trouille et que l’héroïsme on ne le croise pas souvent fut la meilleure nouvelle de la journée.


[Cinéma] Voyages dans le temps :clock3: (en promotion)
(Je suis #Shojin) #233

Je vous propose un film d’horreur.

Noroi (2005)

Un found footage de 2005, autant dire quelque chose d’original à cette époque. Ajouté à ça la patte japonaise; ce peuple étant déjà perché de base.

Ca retrace la dernière enquête du présentateur Masafumi Kobayashi. Il anime des émissions sur le paranormal et il va être amené à travailler sur plusieurs événements bizarres. Le tout sur fond de croyances, de mythes et de légendes urbaines. Ca prend aux tripes pendant 2 heures. Le film cherche jamais le jump scare, tout est dilué par la façon de filmer, les événements. Et le final est bien creepy.
Et à y réfléchir à deux fois, on peut y voir une critique de l’urbanisation incontrôlée.

Je recommande !

Dernièrement, ma petite pépite en film d’horreur ça a été It Follows. Il arrive à faire peur avec des scènes de jour, et à faire peur même après avoir vu le film.
Et Babadook.


(Je suis #Shojin) #234

:joy:


(LuchoGonze du cul) #235

47/100, je suis officiellement un sac à merde. Et encore, ils ont mis des daubes dans la liste pour sauver les non-cinéphiles.


(louiskanak) #236

T’es surtout plus jeune que la cible visee par ce genre de tests:

Par exemple si t es ne dans les annees 80, t esoblige d avoir vu les fernandel, ca passait en boucle sur FR3 incluant tous les De Funes et aurtes jours les plus longs ou canon de navarrone. Bien de la merde ce test.


(Je suis #Shojin) #237

30/100. Et encore j’ai mis vu aux Harry Potter parce qu’ils passaient sur TF1 pendant que je mangeais.


(louiskanak) #238

Alors qu on est sur que t’es un cinephile.


#239

Loin d’être vraiment représentatif de la génération d’aujourd’hui surtout.

La moitié des films présents dans le test sont sortis alors que tu n’étais méme pas encore né.

J’ai eu 48/100 alors que mes classiques n’y sont même pas affichés.

  • The game
  • L’armée des 12 singes
  • Seven
  • Old Boy
  • Le Prestige
  • Memento
  • Slevin
  • The Machinist
  • 12 Hommes en colère
  • Fight Club
  • Inception
  • Shutter Island
  • La ligne verte
  • Gone Girl

Bref…

Test special pour les vieux qui aiment les Disney. Donc pas toi @LuchoGonze


(LuchoGonze du cul) #240

Et encore, c’est justement les Disney et De Funes qui m’ont aidé à faire monter le score. Intouchable, jamais vu, La famille Bélier non plus, tous les classiques des années 50, j’ai jamais osé m’y attarder. Et comme tu dis Mad, il manque plein de classiques américains/internationaux des années 90/2000, y a aucun Tarantino, aucun Nolan, aucun Fincher, aucun Aronofsky et j’en passe. C’est un espèce de mélange foireux entre films cultes anciens de cinéphiles et films plus contemporains grand public, et y a un immense vide entre les deux. C’est limite une insulte à la culture pop et à internet, il suffit de voir les films qui sont régulièrement repris dans les mèmes.


(Je suis #Shojin) #241

J’avais pas fait gaffe au “Pas satisfait de votre résultat ? Rejouez le quizz.” qui montre bien la connerie du stagiaire qui a écrit ça.


Redevenons sérieux un court instant.


Le conte de la Princesse Kaguya (2013)
Réalisé par Isao Takahata
Le film s’inspire du Conte du coupeur de bambou

Ce sera sûrement le dernier film de Takahata car il commence à se faire vieux. Son précédent film (Mes voisins les Yamada) date de 1999 ! Et celui-ci a été en production pendant 8 années, à cause principalement de la méthode de dessin la plus artisinale possible (même s’ils ont utilisé des ordinateurs); à base d’aquarelles et de fusain.
Isao Takahata c’était le réalisateur du Tombeau des lucioles en 1988, mais aussi de l’anime Heidi 10 ans plus tôt.

Synopsis : Un vieux coupeur de bambou découvre dans une tige un bébé. Un don du ciel se dit-il. Avec sa femme ils vont élever l’enfant dans les montagnes sachant pertinemment qu’elle est destinée à devenir une princesse.

Le film est magnifique à voir. Le style de dessin ne pourra peut-être pas plaire à tout le monde, avec beaucoup de blanc. Ceci-dit la coloration est d’une vraie beauté sur chaque plan. La musique est signé Joe Hisaishi (LE compositeur Ghibli). Orchestrale et très mélodieuse. Et l’histoire tire un peu en longueur jusqu’à la fin; c’est le plus long film Ghibli à l’heure actuelle avec 2h17 de péliculle. On peut le sentir passer si on est fatigué.

La première fois que je l’ai vu au cinéma j’avais un peu décroché sur la dernière séquence, sans en dire plus pour pas spoiler. Ce que je voyais à l’écran sortait de l’habituel malgré le côté fantastique de l’histoire bien présent. Du coup j’ai simplement été ému à la fin tandis qu’hier soir j’ai pleuré. Parce que les scènes avaient plus d’impact sur moi.
Non clairement cette fois-ci je vois toute l’étendue des détails, de la musique, les développements du personnage de “pousse de bambou”/Princesse Kaguya, de ses parents, de la morale du conte. C’est juste beau.

Du coup cette musique prend énormément de sens à la fin du film, avec le décalage entre le son et l’image. Et la scène de la fuite (spoiler) je la trouve vraiment magnifique. C’est un génie de l’animation ce monsieur.



Hapiness Therapy (2012)
Réalisé par David O. Russell
Avec Bradley Cooper, Jennifer Lawrence et Robert De Niro

Je suis partagé sur ce film. Globalement j’ai vraiment bien aimé, c’est sympathique à suivre. Les acteurs sont au top; même si l’Oscar pour Lawrence me paraît démesuré par rapport au film (mais moins par rapport aux autres nominées…). Et la réalisation est bien rythmée, on s’ennuie pas. Là où je suis moins emballé c’est sur la simplicité du scénario et des scènes. Le déroulement est convenu, la fin est prévisible. C’est bien réalisé et… c’est tout. J’en retiendrais rien d’autre qu’un bon film sans prétention mais qui n’apporte pas grand chose à la réflexion.



The Hit (1984)
Réalisé par Stephen Frears
Avec Terence Stamp, John Hurt, *Tim Roth et Laura del Sol

Synopsis : Un criminel balance ses anciens collègues au tribunal en échange de l’immunité. Mais 10 ans plus tard, après s’être bien installé en Espagne, il va devoir payer sa dette.

C’est un film oublié, un road movie, un film de gangster à la différence qu’il prend le parti de traiter de psychologie. Willie Parker (Terence Stamp) sait qu’un jour tout le monde meurt, il prend tout à la légère. Et en face de lui il y a un tueur à gage rodé (John Hurt) et son apprenti (Tim Roth). Après différentes péripéties, ils vont devoir décider de le ramener à Paris pour le livrer au chef, ou bien terminer le travail une bonne fois pour toute.

Le rythme est lent à mourir et le film est pas verbeux du tout. Ca donne un mélange assez fade en fin de compte. Ajouté à ça des attitudes pas toujours très crédibles, surtout pour le personnage de John Hurt qui n’agit pas vraiment comme un tueur à gage… Tout ça est vite rattrapé par la bande-son !

La scène d’introduction commence sur un peu de blues avec un morceau de Roger Waters & Eric Clapton.

S’ensuivent des morceaux originaux de Paco de Lucía, une star du Flamenco.

Un film à voir pour sa culture ou compléter sa bibliothèque de polar. Sinon c’est pas vraiment recommandable.


#242

Merci beaucoup pour cette belle et juste critique de Kaguya. La scène de la fuite est tout simplement la plus belle scène de cinéma que j’ai jamais vue. Kaguya explose, et le dessin avec elle, avec ses traits qui semblent déborder de l’écran. Ca m’a hérissé le poil pendant 30 secondes, j’étais transi dans le ciné.

En même temps, je suis pas officiellement cinéphile, j’ai fait que 40 points au test.

(Et je suis heureux de savoir que ton larmomètre est réparé, @valsou)