Les chansons qui ont changé votre vie.

Salut les détendus,

Comme beaucoup ici, je suis un énorme passionné de musique et quand je vois tous les gôuts qui peuvent s’entrechoquer avec merveille dans le topic du Poste radio, je me suis dit qu’il serait intéressant que ceux qui accordent de l’importance à la musique dans leur vie doivent forcément avoir des morceaux, des chansons qui font remonter divers souvenirs dès la première seconde.

C’est la dessus que je mettre l’accent. Je vais mettre mes choix persos, parfois les expliquer et si certains se sentent de suivre, ce sera avec un grand plaisir d’écouter les morceaux qui ont changé votre vie.

La genèse :

1993, 7 ans.
Le conjoint de ma belle grand mère (la mère de ma belle mère, vous suivez ?) tatouage AC/DC sur le bras m’offre la cassette VHS du live at Donington de AC/DC. Me sachant fasciné par l’objet que représente la guitare, il me dit “écoute ca, regarde ça et reviens me voir après”. Je rentre chez moi, je mets la VHS ne sachant pas du tout sur quoi j’allais tomber. et ce morceau ouvre le concert.

Un air de guitare grandiose, une foule dont la fin n’est pas perceptible, une entrée sur scène détonante, un rythme et une énergie incroyable. J’ai 7 ans, AC/DC devient mon groupe favori. Ma maman et mon beau père sentent le truc venir et m’offrent progressivement l’intégralité de leurs albums. Dans une période ou les enfants de mon âge écoutent Jordy, Scatman et autres Dr Alban, je n’ai dieu que pour AC/DC.

1994, 8 ans :

J’apprends sur Canal + la mort de Kurt Cobain, leader de Nirvana. Je ne connais pas, mais je vois des extraits d’un groupe de Rock super vénère qui casse des guitares sur scène et je regarde mon beau père : “tu connais ?” il me répond “oui, de nom, ca t’intéresse ?” je n’ai évidemment pas dit non. 3 jours plus tard, ma maman revient avec Nevermind et le met dans mes mains. Nevermind c’est évidemment…

J’adore, peut être encore plus qu’AC/DC, plus contemporain, plus parlant, plus charismatique Kurt Cobain devient mon idôle et comme d’habitude, mes parents enchaînent les offrandes. T shirts, albums, posters,…Nirvana sera un quotidien pendant de longues années, comme d’autres milliers d’enfants, adolescents.

1996, 10 ans

Mes parents comprennent que la musique devient une passion dévorante. Le beau père, toujours lui, m’emmène faire un tour à Lille en période de Noêl. Pour la première fois, on ne m’a pas demandé ce que je voulais pour Noêl…Bizarre.
Il s’arrête dans un magasin de musique. Me demande de choisir une guitare électrique, au ampli et une sangle pour jouer debout et avoir la classe ! Ma première guitare est dans mes mains, elle ne me quittera plus…

J’ai découvert en parallèle un album qui s’appelle 666.667 Club quelques mois plus tôt. C’est peut être le seul album de Noir Désir qui me plaira vraiment, mais il est au panthéon toujours aujourd hui.

L’adolescence :

Le Grunge, le Rock, tout cela est digéré. j’enchaîne à la guitare la totalité des albums de Nirvana, quelques morceaux d’AC/DC, et les 3 premiers albums de Rage Against the Machine sont maîtrisés à la perfection. Je progresse et j’ai envie de découvrir d’autres choses, je découvre le metal par sa frange la plus mainstream et actuelle. Ci dessous une flopée de morceaux m’ayant marqué. Ca marquera aussi le moment ou ma maman subira en silence cette passion. Je sais maintenant que ses soirées ont rarement été reposantes, mais jamais elle ne m’aura bridé, elle aura toujours écouté même quand elle n’aimait pas, à me dire si c’était bien joué, si c’était faux…

Début des années 2000 : La découverte des concerts

J’ai souvenir qu’en 1996, quelques mois après l’ouverture du Zénith de Lille, mon beau père nous a emmené voir David Bowie, c’était grandiose…Mais ce n’était pas vraiment ce que j’aimais.

2002, 16 ans…Je suis autorisé à aller à Paris pour aller voir KoRn avec un ami à Bercy. Pleine tournée “Untouchables”, les mecs sont drogués jusqu’aux couilles, arrivent 2h en retard…mais c’est pas grave. 1er rang !!

2004, Beau papa veut participer. On va faire un tour à la FNAC ensemble, on revient avec 2 places. METALLICA et SLIPKNOT au Parc des Princes. Fosse VIP. Merci Marco <3

Aujourd’hui :

Depuis, les gôuts deviennent plus marqués, moins mainstream, plus matures. Mais voici mon histoire avec la musique.

Quelques morceaux contemporains qui m’ont claquer sévèrement :

En bonus, la chanson qui me retourne le bide à chaque écoute :

Bon, son impact sur moi est très fortement lié à ma condition actuelle, qui n’est pas optimale d’un point de vue psychologique mais en plus de la trouver magnifique, je trouve cette chanson très bien écrite et je trouve que Lacey Sturm est une des chanteuses Rock les plus singulières de ces dernières années.

Je veux juste finir, par un petit point (car écrire ceci m’a fait pas mal de bien mine de rien). Ceux qui me connaissent depuis quelques temps savent que j’ai fait pas mal de musique ces 10 dernières années et certains d’entre vous sont même venus me voir en concert quelques fois…Je me rends compte à l’écriture que rien de tout cela ne serait arrivé si ma maman et mon beau père n’avaient pas été les meilleurs soutiens du monde, en faisant le nécessaire à chaque fois pour que je puisse m’épanouir dans cette passion. Même si cela relève du passé aujourd hui et que cela peut s’avérer parfois douloureux, j’ai quand même pris un pied fou putain !

Et si jamais ca vous intéresse :

http://www.dailymotion.com/video/xahdhg_blend-fete-de-l-huma-09-tag_music

http://www.dailymotion.com/video/xautrl_zik-zag-zoom-blend_creation

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C’est super cool comme idée de topic, surtout que très récemment ma mère m’a parlé d’un morceau qu’on écoutait ensemble quand j’étais tout petit, j’en parlerais plus tard.

Et ton post était vraiment incroyable à lire. J’aimerais pouvoir en faire autant mais j’ai l’impression que ce serait beaucoup trop personnel pour que je me lâche vraiment, à l’inverse de toi, j’ai toujours eu l’impression qu’il fallait que j’ai honte d’aimer un quelconque morceau.

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Mtv, en boucle, 1985? Ou après, je ne sais plus.
un clip en images de synthèse, je l’appelais la chanson des robots. Plus de trente ans que je m’en lasse pas.

1996, lavages de gencives au ciné sur ce morceau.
Plusieurs séances, plusieurs gamines, 100% réussite.

1997, cassage de virginité…extrait:

Putain mais comment j’ai pu…

:_arthur2:

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Ha la vache Carlo, tu m’as presque tiré une larme. C’est tres intime, mais extremement chaleureux d’un autre coté. Je suis aussi tres impressionné par ton groupe, c’est tres propre comme un Evanessence du Nord Pas De Calais. T’as l’air de prendre un pied de dingue, mention speciale a ton interview et le live qui a suivi, j’etais sincerement sur le cul. J’avais du deja ecouter tes morceaux a l epoque de WAP mais je ne me rappelais pas de ces videos. Te voir jouer de la basse, excellemment en plus, c etait tres cool a decouvrir.

Et cela eveille evidemment en moi enormement de souvenirs, propres a chaque endroit ou j ai eu la chance de vivre et de rencontrer presque tous les styles musicaux, et de n’en garder que le meilleur, parceque, oui, j’ai bon gout. C’est surtout grace a mon entourage, famille et amis proches qui m’ont profondément influencé, des tripotés de groupes “favoris” se sont succédés dans ma vie.

*séquence moi-meme en Flac

J’ai grandi dans une grande maison de campagne, perdue dans le bocage normand (= le néant), mais avec une grande platine sono et quelques vinyles, dont cet album de Telephone, de 1984 mythique.

Je mimais Jean-Louis Aubert avec une guitare en bois quand ca me prenait. Du coup les parents me demandaient a chaque repas de famille de danser devant toute la tablée. La tristesse des dimanches en Normandie.

Autre 33 tours marquant, celui des Inconnus,

D’où mon humour de merde.

C’est ensuite la premiere platine CD offerte par mes parents, et donc du son dans ma chambre, et des CDs achetés en supermarché de L’Aigle ou de Verneuil. Un dimanche matin na mere et mon frere vont faire les courses a Intermarchés et me ramenent ça:

C’est assez troublant, j’ai toujours l’image en tete du moment ou on me l’a offert. Comme Carlo, enfin 2-3 années plus tot, cet album et ce groupe m’a suivi et, et bien des années apres. Et Dieu que c’était le drame au collège lorsque Kurt Cobain est mort.

Je me prends de passion pour le basket et notamment les Bulls. Ma chambre est décoré entierement de posters geants grandeur nature des joueurs de basket stars de l’epoque:

Je connais mes premiers émois “rap”, vers 92, avec les Kris Kross, obligé de porter son pantalon a l’envers.

Mon pere amenage une nouvelle chambre, je me retrouve a cote de celle mon grand frere, de 8 ans mon ainé, un adolescent rebelle qui passe en boucle ses scuds hyper forts. A force de répétition et de volume, je tombe amoureux des Beruriers Noirs, de Ludwig Von 88 et de la Mano Negra:

policier moustachu
aime la bite aime le cul
vieux curé super bandant
aime bien sucer les enfants

Les Bérus, salut à vous,

regardez donc a 2:22, cette porcherie toujours d’actualité:


La jeunesse emmerde le front national (enfin c’est plus les trentenaires maintenant que les jeunes).

et la Mano Negra,

C’est le depart pour Nouméa et un long désert de bon gout musical, perdus dans des best of de NRJ que je prefere oublier et que j’ai partiellement oublié, ouf. Y avait par contre du 2 Unlimited et du Gala dedans, sur et certain.

Mais c’est le tournant important qui arrive, mes parents m’offrent Canal Plus a Noel, plus précisément un abonnement papier emballé dans une boite. A noumea a l epoque y avait que 3 chaines tele, RFO1 qui diffusait de la merde de 10h a 23h, RFO2 qui diffusait de la merde de 10h a 14h, autant dire que Canal Plus était le bienvenu. Et grace a la programmation de génie de Stéphane Saunier a la grande epoque de Nulle Part Ailleurs également, on pouvait decouvrir tous les groupes craqués du moment. Taddei alors chroniqueru y presente Rage Against The Machine et leur album Evil Empire.

L’une des plus grosse claques musicales de ma vie.

On est en 1996, les groupes de rock pullulent, Nirvana est toujours présent d’ailleurs, mais des Silverchair, Smashing Pumpkins et que du beau linge qui passent a travers nos oreilles de l’epoque. Canal Plus va passer par là encore une fois. Ils diffusaient de temps a autres, plutot rares si je me souviens bien d’ailleurs, des concerts complets. Et je tombe sur le live de radiohead à la Hammerstein Balroom de New York:

Avec mon magnetoscope, dans ma chambre, j’enregistre le concert, et ce groupe devient une obsession, et encore aujourd’hui. Si vous n’avez jamais vu ce concert, sincèrement écoutez ça, c’est grandiose. Je ne me mets a ecouter que ça, remontant le fil des albums que je n’avais pas connu, hormis Creep evidemment, leur pire titre. Fasciné par Thom Yorke, subjugué mais c’est surtout la basse qui me fascine.
On m’offre une basse (j’avais justement bien matraqué le cerveau de mon entourage pour la chopper haha) puis rencontre 2 potes au lycée, un guitariste et un batteur super doués, on se met a faire des petits boeufs regulierement pendant 2 années mais sans concert ni pretention, puis je lache l’instrument comme un con…

En Terminale, en cours de philo je me fais un pote essentiel, en tout point. C’est l’epoque des sorties entre potes, des bieres et des oinjs, on se retrouve tout le temps en camping ou a la piscine a ecouter du Roots en boucle:

beaucoup de Bob,

et beaucoup de Peter Tosh,

et d’autres Israel Vibration, Toots and The Maytals ou Eek a mouse, en passant par Pierpoljak

Depart de mon ile debut des années 2000 pour aller en prepa a Bordeaux, un soir de revision un pote lance Demain C est Loin, je tombe dans le rap:


et dévore toute l Ecole du Micro D’Argent, puis NTM evidemment, le supreme, nikoumouk, 93 represent.

Je chie la prepa et vais a la fac me reconstrurie et faire de nouveaux potes. notamment un tahitien à dread locks qui me fait decouvrir Black Sunday par Cypress Hill:

Bien des années plus tard, arrivé à Paris, je goute au bonheur du métro sur la 6 et la 12, assurément un endroit propice pour parfaire sa culture musicale. A devorer notamment l’album de Phoenix

Un soir je me fais un ciné, seul, parceque madame ne voulait pas aller voir Drive. Bien m’en a pris:

Je tombe amoureux de Kavinsky (Vicent pour les intimes) et de la retro electro. Puis, au bonheur, je joue a Hotline Miami, le seul jeu qui me donnait envie de jouer pour avoir la bande son dans les oreilles.

Voilà depuis que je suis ici, je decouvre moins de son nouveau, vieillesse oblige, par contre niveau concert c est le gavage complet, puisque j’ai pu voir nombre de groupes cités précédemment, notamment Cypress, Rage, Radiohead, et bientot A Tribe Called Quest, Des groupes trop importants pour les louper.

Désolé pour la séquence émotion interminable, ca a un peu débordé ^^’

PS: En bagnoles aussi beaucoup de souvenirs qui remontent, notamment avec ces deux 2 Chevaux là:

La 2CV bordeaux etait celle de mon meilleur pote de Bordeaux, qui m’a decouvrir toute la discographie de A Tribe Called Quest dans cette caisse avec son lecteur CD, tous les jours en allant à la fac.
La 2CV grise etat à mon frere, dans laquelle on ecoutait en boucle une vieille meme cassette se trimballant dans Nouméa, avec notamment Tostaky:

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Putain ton post est exactement ce que j’avais en tête lorsque j’ai eu l’envie de faire ce topic ! C’est parfait ! Merci beaucoup pour tes petites caresses et pour ce post !

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Chouette sujet.

Je te remercie d’avoir remis ton groupe, j’ai toujours les boules d’avoir perdu l’album que vous aviez fait.:_emocry:

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La chanson qui a le + contribué le dans mon évolution musicale c’est Technotronic - Pump Up The Jam en 1989, ça m’a clairement orienté vers la musique électronique et la “dance”.

Au même moment Salt-N-Pepa avait aussi titillé mes oreilles musicales…

Et la Lambada

Avant ça c’était les 2 stars du moment Michael Jackson et Madonna, variété française comme France Gall, et surtout JJ Goldman dont je suis devenu fan grâce à la K7 Non Homologué (1985) que mes parents avaient acheté,

N’oublions pas les bonnes vieilles K7 de mon père avec ça comme musique (je me rappelle de quasi tout à force d’avoir eu ça dans les oreilles !!!)

Résumé

https://www.youtube.com/watch?v=ymwY8Wnl_hk

Résumé

https://www.youtube.com/watch?v=hqPIU2MQqDE

Résumé

https://www.youtube.com/watch?v=RD-lNsycnIE

Résumé

https://www.youtube.com/watch?v=j7kzfytoBao

… etc… etc… des heures de souffrances dans la bagnoles, celle-ci est tombée plusieurs fois en panne, probablement à bout de force à entendre ce son se propager entre ses parois…

Impossible de passer outre Felix, mon voisin le jouait au synthé, ça m’ a donné envie d’apprendre à en jouer, je l’ai jamais fait !

Après Eurodance en force, les murs de la maison de mes parents tremblent encore, les voisins aussi (ah non, ils sont morts!)

Bien entendu 2 unlimited (l’émission jeux vidéo de la RTBF présenté par Sam Touzani début des années 90 avait d’ailleurs repris un de leurs titres comme générique), mais aussi Masterboy, Corona, Dr Alban, Snap… etc…

Après j’ai grandi dans un quartier assez “rock” et j’ai pu ainsi élargir mon univers musical avec Noir Désir, Skunk Anansie, The Cranberries, REM, Oasis, The Verve… etc… mais la révélation fut Nirvana, comme beaucoup l’album Nevermind a tourné pendant des heures, l’apothéose pour ma part.

Là j’ai oscillé entre rock, dance/house et rap, oui, un style que j’ai adoré avec IAM et L’École du micro d’argent qui reste mon meilleur album “rap” à ce jour, les textes bordel!!!, les mélodies… :heart_eyes: (pour tout dire j’ai décroché depuis)

Sans compter sur Coolio, Alliance Ethnik, Menelik, Stomy Bugsy, Neg Marron,… etc…

J’ai eu une partie Boys/Girls Bands mais j’ai trop honte pour en parler ! :sweat_smile:

Fin des années 90, majorité, sorties dans les boîtes de nuits belges, alcool, filles, XTC,… impossible de tout citer tellement la liste est longue : The house of house, Yves de Ruyter, Milk Inc, Dave Kane, DJ DHS, Ixxel, Push,… etc…

Résumé

https://www.youtube.com/watch?v=q0zS9bbNIxg

Résumé

https://www.youtube.com/watch?v=SOsGNzYTUwg

Résumé

https://www.youtube.com/watch?v=qjjRVfaVT0Q

Résumé

https://www.youtube.com/watch?v=n0Y_uVZhdXo

Tout ça c’est de gros souvenirs des années “jeune et insouciant” :relaxed:

Après j’ai continué à écouter de tout mais je suis partit vers du son plus dur avec le hardstyle mon coup de coeur de cette période fut The Headhunterz - The Sacrifice, mais c’est DJ Furax qui m’a ammené vers ce style, j’ai aussi apprécié des artistes comme Noisecontrollers, Frequencerz, Showtek, Technoboy, Wildstylez,…

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https://www.youtube.com/watch?v=a7uToulRNeQ

Résumé

https://www.youtube.com/watch?v=02XtCis5aiE

Résumé

https://www.youtube.com/watch?v=mE8CWpIVJko

Voilà un résumé de ces longues années musicales et ce que j’aime avec la musique c’est qu’on retient souvent les chansons qui ont marqué un événement, banal soit il…

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Sympa à lire (et écouter !) vos histoires !!

C’est vrai qu’avant, quand j’étais encore chez mes parents ou étudiant, je disais que c’était l’une de mes passions… Alors que maintenant, je n’écoute plus beaucoup de musique, à part celle du réveil le matin ou les rares fois que je prends la voiture ou encore avec toutes les musiques qu’on entend partout (magasins, télé, bars, etc).

Faudrait que je fasse un post avec les musiques qui m’ont marqué aussi, même si de mon côté ça serait plus dance, rap, reggae, dancehall, zouk et pop :smile:

PS : j’aime beaucoup la Valérie @carlopits :wink: et je ne savais pas que tu avais joué dans un groupe assez connu (au moins par chez toi), c’est sympa de nous l’avoir fait découvrir :slight_smile:

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J’arrive sur le topic discrètement, poste une vidéo :

Et repart en courant…

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En quoi cette superbe et mythique chanson a changé ta vie? :grin:

Allez je me lance…

Il y a quelques jours, ma mère m’envoie un message totalement anodin : “Tu te souviens quand tu étais petit et que tu demandais tout le temps à ce qu’on écoute la chanson des cloches ?” Moi évidemment, plutôt interloqué, j’en n’ai aucun souvenir. Elle m’envoie le morceau et là, grosse claque dans la gueule, dès les premières notes, j’ai des tonnes de souvenirs qui me reviennent, les larmes aux yeux. Ca remonte à un temps où je n’étais même pas encore appareillé, donc j’avais moins de 3 ans. C’est probablement le souvenir le plus jeune que j’ai de ma vie. Et bordel, elle me prend aux tripes cette chanson. Sans oublier la pochette de l’album qui me terrorisait étant gamin :

1998, on est champion du monde, je découvre une chanson qui passe en boucle. Je fouille dans les CD de mon père, Queen Live at Wembley '86 :

En 2002, j’achète mon premier album. A l’époque, mon modèle c’était mon cousin et je vois qu’il écoute David Guetta. Etant d’une grande originalité, je décide d’aimer aussi. Un album pas inintéressant mine de rien, avec des mélanges de funk, de disco, de rock, d’electro bien sûr. Et cette chanson dont le synthé m’a toujours rappelé plein de souvenirs :

2004, j’écoute Europe 2 quasiment H24 et ce tube qui revient régulièrement. Breaking the habit et son clip fascinant qui me décident à faire l’acquisition de Meteora. Première écoute de l’album, je me prends une claque “Hey, mais c’est assez violent, il crie et tout, j’aime bien”. Avec From the inside et Faint en must, c’est mon ouverture en douceur sur le metal.

2006, je pars au ski avec des potes, en bus. Autant dire que le trajet s’annonce long. Je découvre la manip qui permet de télécharger des chansons sur radioblog en bidouillant dans les cookies. J’en profite pour m’acheter mon premier lecteur MP3 et je me fais une playlist découverte new metal grâce à Wikipedia. Korn, Slipknot, Papa Roach, Nine Inch Nails :

Au lycée, je m’intéresse un peu plus à System of a Down, que je découvre grâce à Lonely Day. Comme Linkin Park, je savais pas qu’en fait ils étaient bien plus barrés que cette chanson le laisse croire. Forcément Chop Suey…

Ensuite, je me calme un peu, les connaissances au lycée me font me tourner vers des chansons plus electro-pop, c’est aussi les clips ultra-colorés de Justice qui correspondent bien avec mon état d’esprit de l’époque. Et mon coup de coeur de l’été, que j’écoute en boucle. Lisztomania de Phoenix :

En 2010, je bouge faire mes études, je rencontre ma copine qui me fait découvrir d’autres sons et sa passion pour l’Islande. FM Belfast, ça s’écoute bien en voiture, pour bien démarrer la journée.

Mais c’est surtout 2011 qui sera l’année marquante. On décide d’aller au Main Square d’Arras, je lui fait découvrir le dernier album de Linkin Park, elle me fait découvrir Arcade Fire. Ca tombe bien, on verra les deux groupes en live. Avec aussi Kaiserchiefs, un groupe qu’on aime tous les deux, et la découverte à l’époque de Shaka Ponk. Bref, un putain de festival et des chansons qu’on chante à tue-tête sur le chemin du retour. Je suis tout simplement archi-fan de ces chansons qui peuvent être entonnées par tout un public, les frissons :

Et pour finir cette liste pas du tout originale, les deux chansons qui ont rythmé mes journées ces derniers mois :

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Top ! Merci !:

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Super sujet!

Bon, je vais devoir écrire un pavé. Fait chier…

:_horror:

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J’ai compris pourquoi les pull dégelasse avec la coupe de Chuck Norris était à la mode dans les années 80.
Et cela a changé ma vie, je n’en voulais plus à mes parents qui m’habillé comme leurs idoles !!! :_obama2:

Tentative minable de ma part pour justifier mon poste pourri

Tu veux dire, encore plus que d’habitude ?

(En vrai ils sont super agréables à lire tes pavay)

Comme certains d’entre vous, mes souvenirs musicaux (et gouts qui s’en sont suivis) sont pour la plupart issus d’événements bien particuliers. Les titres indiqués ne sont pas forcément dans le bon ordre chronologie, c’est également là pour illustrer.

Le premier souvenir qui me vient, c’est 1995. Et non ce ne sont pas les bombonnes de gaz qui explosent à Saint Michel. D’ailleurs, je n’ai aucun souvenir de cela. 1995 c’est la Copa America en Uruguay. J’ai 8 ans, mon frère en a 4. Je n’ai vu aucun match de cette compétition mais je me souviens très bien de la carte dans L’équipe. Putain c’est loin l’Uruguay. On part de Nancy direction le Massif Central. La route pour arriver dans le Puy de Dôme est longue, très longue. Surtout dans une vielle R5 sous trente degrés. Mon père insère une cassette. On a tellement kiffé avec le frangin qu’on a gavé les parents avec cette bande. C’est pas compliqué, elle a tourné en boucle pendant tout le voyage. Aller comme retour. Le pire, c’est que plus de vingt ans après, j’écoute toujours ces titres.



Un bond de quelques années. De trois pour être plus exact. L’été, une fois de plus. La fin de la primaire. Sans doute la meilleure année de ma vie. Avec les copains, on pense, on mange, on dort foot. C’est pas compliqué. Il n’y a pas un jour de cette putain d’année scolaire où on a pas jouer à ce jeu. Pas un jour sans se prendre pour Ronaldo, Peruzzi, Djorkaeff ou Thuram. Nancy remonte en D1 et on est champion de D2. C’est également l’année de la première séparation avec les copains. Je quitte Nancy pour la banlieue et on se retrouvera, pour certains, qu’après une douzaine d’années. Quelque chose s’est cassé ce dernier jour de Juin. La fin de quelque chose. Cette tristesse passée, on part en vacances direction Rimini. Arrivée sur place le… 12 Juillet 1998. J’en “voudrais” toute ma vie à mon père, sans qu’il le sache, d’avoir choisi cette date. On est Champions du Monde et aujourd’hui encore je ne peux pas regarder ce match. C’est dingue comme sensation. Arrivée au Collège, je découvre Skyrock et tout ce qui tourne dessus pendant les années qui suivent.





J’achète deux albums. “Du Rire aux larmes” de Sniper.

Et “Entretien avec un Empire” du projet Factor X qui est bien moins connu.


Là, et après deux ou trois années d’écoutes diverses, je me rends compte d’une chose. En fait, j’étais bien tranquille dans ma petite vie. Famille moyenne, proprio, en collège privé. Je commence à me renseigner sur un peu tout ce qui m’entoure. Puis arrive l’année 2001.

2001-2002, c’est le cycle 4ème-3ème. Et mon Monde est en train de muter. Le premier acte de cette mutation qui m’a fait devenir ce que je suis. C’est la première claque avec l’écroulement des tours jumelles. Une ébauche de l’horreur du Monde dans lequel je vis. Bien sûr, on en parle en cours mais la réflexion n’est pas bien poussée. Mes camarades ne comprennent pas vraiment. En fait non, ils s’en foutent. Très peu de temps après, quelque chose d’insignifiant va se passer. Étant Lorrain, on nous emmène à Verdun. Putain mais Verdun quoi. C’est la tranchée des Baillonettes. Des escouades enterrées vivantes. Les forts de Vaux et de Douaumont ainsi que son Ossuaire. Gigantesque monument de Mort accompagné de ses centaines de croix. Les villages rasés. Les centaines de milliers de cadavres. Les hommes se terrant pour éviter la Mort et s’enfermant pour éviter les rats. Verdun, c’est là où la Terre garde ses stigmates, là ou la Nature ne reprend plus ses droits. La Haine et l’absurdité de l’être Humain pointent le bout de son nez dans mon Univers. Les premières larmes issues d’un événement que je n’ai pas vécu. Si lointain, si proche. Le début d’une passion pour ce conflit. Bien loin des rires et blagues honteuses entendues lors des visites.
Parallèlement à tout cela, j’évolue. Une sensation étrange monte en moi. Quelque chose que je ne connaissais pas, quelque chose qui va s’amplifier et qui va rester.
C’est également la période des premiers ordinateurs familiaux, de l’arrivée massive d’internet, des premiers téléchargements. L’arrivée de la télévision par satellite et MCM et autres chaines musicales branchées non stop quand je suis seul à la maison. Je récupère ma propre chambre, au sous sol, comme ça je peux balancer le son à fond. Mais vraiment à fond. Découverte de nouvelles choses.

C’est très consensuel. Je hurle, je saute, je frappe le matelas. Je me défoule et putain ça fait du bien. C’est exactement ce que je recherche. J’achète les deux premiers albums d’Enhancer, celui de Pleymo. Tout doucement je lâche mon premier amour qu’est le rap. Hormis quelques artistes, les lyrics sont trop convenus, trop lisses. Tu parles…







Je continue ma petite histoire dans l’Histoire. Oui. L’Histoire est omniprésente dans ma vie. L’Histoire est politique. Tout est politique. On étudie les régimes totalitaires de la première moitié du XXème siècle. On fait la seconde guerre mondiale. C’est la découverte des Camps allemands et américains, des goulags. Le visionnage de La Liste de Schindler. J’apprends que mon grand-père aurait dû y passer et donc, ne jamais être là. Il m’explique qu’il a survécu grâce à de faux papiers avant de suivre les américains pour être stationné à Karlsruhe. Je n’ai jamais su si il avait eu besoin de tirer sur un être humain. J’aurais du l’interviewer. Malheureusement la haine ne s’arrête pas là.

Avril 2002, la haine au second tour. Je pars en manif’. La haine partout. Premiers pavés jetés, premières odeurs de lacrymo, premières esquives avec les groupuscules d’extrême droite du coin. Par chez moi, le passage à l’age adulte se fera vers 16 ans.








On avance un peu. Mes premières escapades seuls au stade. La rencontre de nouveaux potes se fait à Marcel Picot. Tous plus âgés que moi. Je suis là, du haut de mes seize ans mais ils me prennent sous leurs ailes. Surtout qu’à la maison, ça va pas des masses. Divorce et redoublement ponctueront cette sale année. Ces gens ont la même vision que moi. Que ce soit du foot, du supportérisme ou de la société en général. Ça me permet de tenir pendant cette année. je ne sais pas où je serais à l’heure actuelle sans eux. Première responsabilité. Je dois choisir chez qui on va vivre avec mon frère.
L’année scolaire débute, nouvelle seconde, nouvelle vie avec les parents séparés, de nouveaux de nouvelles têtes. Celles avec qui je vais bien m’éclater. Des copains que je vais garder deux ans. Mais deux putain d’années. Premiers concerts, premières rentrées aux aurores sous les gueulantes de ma mère, premières confrontations aux drogues et à l’alcool. On découvre les petits groupes de ska-punk de la région ainsi que d’autres groupes d’un peu plus loin. Il y a aussi une course débile à celui qui écoutera le truc le plus bourrin. Je gagne par KO avec Finntroll.




L’année se passe bien. A la télé, je ne dors pas de la nuit pour les soixante ans de la Libération des Camps. Mon prof d’espagnol me fait découvrir Ska-P. Il nous montre Land and Freedom. Il nous emmène voir Carnets de Voyage. On se bat contre les réformes de De Villepin. On se fait baiser par le Lycée qui nous sanctionne pour avoir voulu aller manifester. Pour moi, ce n’est que partie remise.



Changement d’Univers, le Lycée privé ne me correspond pas. Je passe un Bac Pro. Je suis confronté au monde du Travail. Je vois l’immigration, je me prends l’illettrisme de certains collègues en pleine gueule, l’injustice du secteur du bâtiment où on continue de faire bosser de vieux algériens avec le dos en miettes. Plus de quarante années de taf pour balayer la poussière dans le gros œuvre. Une tâche inutile pour un salaire au SMIC. Le tout avec les sous-entendus racistes de certains. Au même moment, c’est le CPE. On bloque le Lycée. Manif’ toute les semaines. Je me fais régulièrement contrôler par des flics. C’est le bordel mais dans ma tête tout est clair. Redécouverte des Bérus. Lectures sur la Makhnovtchina, l’EZLN et des anarchistes catalans de 1936. Découverte des René Binamé, de Keny Arkana. Je me radicalise. Je rentre dans la pensée anarchiste.






On commence à en voir le bout.

J’arrive à Metz. Je déprime un peu. J’écoute moins de musique. J’ai moins le temps pour mes réflexions solitaires. En plein mouvement social de 2011, je rencontre ma compagne. sacrée bouffée d’oxygène. Je reprends gout à haïr l’injustice et la haine. Pas grand chose de nouveau à me mettre sous la dent, que ce soit musicalement ou dans le message. Je tombe sur les Wampas mais vu que le punk est mort, tout doucement je redécouvre le rap.





On arrive à la fin de cette petite histoire. Avec ce dernier pan de vie qui a généré ces gouts musicaux. Et non l’inverse.
Ma compagne me fait découvrir un petit gars dont elle est fan. Un peu barré. Un type qui a traversé les époques de façon surprenante pour s’éteindre à la surprise générale.




Et pour clôturer, vu qu’on est tombé amoureux de ce pays, de son histoire déchirante et de ses habitants incroyables, quelques musiques issues de l’île d’Émeraude, ou inspirées par.




Tout ça, c’est juste une partie de moi. Un cheminement fait de réactions à mon environnement à certains moments clés.

5 J'aimes

C’est normal que tout ce qui me vient à l’esprit personnellement est coincé entre 1991 et 1997? De mon entrée au collège à ma sortie du lycée, de Nevermind à OK Computer?

2 J'aimes

je pense qu’il n’y a pas de normalité, juste des ressentis personnels, c’est ce qui rend la chose intéressante. Lance toi :slight_smile:

Ah mais je suis lancé! C’est bien ça le problème! :smile:

2 J'aimes